Voici un des témoignages que vous pourrez trouver dans l'exposition au 82 rue Sadi-Carnot. Rendez-vous à la prochaine permanence ce samedi matin à partir de 10h.
Merci de m'avoir associée à cette commémoration du 10 Mai 1981. A l’époque, j'habitais dans le 13éme à Paris, sur la dalle des Olympiades qui n'était pas encore le quartier chinois de Paris.
Au moment où l'écran de télévision a dévoilé le visage du nouveau président de la république, François Mitterrand, une énorme clameur de joie a retenti sur la dalle puis les gens sont sortis sur leur balcon avec tambour, trompette, casserole, tout engin qui pouvait émettre un son, pour faire le maximum de bruit pour saluer cette victoire de la gauche? Puis, un moment plus tard, ce fut le silence car ils étaient partis faire la fête à la Bastille.
J'étais déjà enseignante mais maitre auxiliaire: à l'époque, il y avait, notamment, peu de concours de recrutement de professeur de Collège d'Enseignement Technique (dans ma spécialité, pas de concours tous les ans et l'année où il y en avait 50 postes!). De plus, la seule préparation qui existait, c'était les cours du CNED! D'où un nombre très important de non titulaires et le dernier plan de titularisation datait des suites de 1968!!!!
Une des premières mesures qu'Alain Savary, Ministre de l'Education Nationale, a prise c'était la garantie du réemploi des maitres auxiliaires à la rentrée scolaire 1981. Bel été car l'angoisse de savoir si on allait avoir un poste à la rentrée disparaissait!
Ce fut aussi la première fête de la musique: un moment très émouvant et de véritable communion citoyenne : tous ceux qui jouaient d'un instrument de musique descendaient de chez eux avec leurs instruments pour jouer au pied de leur immeuble, retrouvaient leurs voisins musiciens et de mini concerts s'organisaient, partout, dans toutes les rues.
Voilà quelques souvenirs très personnels de ce 10 Mai 1981 et de ses conséquences directes.
Ce 10 mai 2011, je ne serai pas en France et je ne pourrai pas participer avec vous à cette commémoration mais je serai présente par la pensée.
Jacqueline