Aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale, nos députés doivent de nouveau voter sur une loi qu'ils ont rejeté.
Cette loi est liberticide, nous l'avons déjà dit et les députés socialistes ont réussi à convaincre. Ce projet de loi est déséquilibré, la réalité du terrain de la musique ou des arts de l'image est à des années lumières de cette loi fermée et non applicable.
Nous ne sommes plus à l'époque dorée d'une culture reconnue, dans un monde où Tonton est président et où Renaud est le chanteur d'une génération. Nous sommes à une époque où Jack Lang atteint cette année les soixante-dix ans, où le téléchargement, explosion des années 2000 est un media présent dans quasiment toutes les familles.
La politique française mérite que nombre de députés se penchent sur le problème avec sérieux. Nous méritons, nous, génération Mitterrand, d'avoir une nouvelle génération de politiques qui se penchent sur cette thématique actuelle. Et, ce n'est pas Lefebvre, l'absent de l'Assemblée Nationale pour le premier vote du projet HADOPI, ni tous ces députés qui ne cherchent pas à comprendre la vie actuelle qui peuvent faire une loi sur le piratage.
Il faut reconnaître une fois de plus que le parti socialiste est à la pointe de sa société, à la pointe du monde de la culture ouverte et elle est la seule à pouvoir proposer un vrai programme pour une culture qui respecte les acteurs de l'art : les distributeurs, les artistes et surtout les spectateurs et auditeurs - ceux qui font que toute création devienne une véritable marque de génération.
HADOPI est rétrograde, n'acceptons pas un 29 avril 2009 aux odeurs nauséabondes d'antan.
Fabian ESTELLANO