La rue est là et les manifestations se multiplient et s'intensifient. Une fois de plus, la mobilisation d'hier a été un immense succès. Sarkozy sera peut être encore sourd mais il faut comprendre que l'avancée sociale est lancée, les Français veulent du renouveau et personne n'arrêtera un combat collectif.
La suspension du bouclier fiscal doit arriver et créera une véritable marge de manoeuvre financière afin d'avoir une vraie politique de relance. L'argent existe, il était dans nos caisses avant la droite, avant Sarkozy même mais là les vrais capitaux sont en fuite. L'argent collectif a été redistribué au plus aisés d'entre nous. Le bouclier fiscal est une erreur, arrêtez messieurs et dames les sarkozystes de convenances et de toujours, les Gauducheau, Debré, Lefebvre,...
Les projets se sont multipliés dans la politique gouvernementale et pourtant rien ne semble vraiment fait pour le progrès de tous, des Français, des petites gens. Dans les rues, Darcos et son projet sans fondement pédagogique a été nargué. Pour répondre à la ministre de la recherche qui ne comprend pas bien à quoi sert l'université, deux jeunes dans les cortèges étaient claires : "Ô rage, Ô désespoir, Ô Pécresse ennemie". Le manque de moyens dans la culture élève la grogne. La délocalisation de l'INSEE, les RASED, les salariés de l'automobile, les assistants d'éducation, tout le monde en veut à ce gouvernement. Rien n'a avancé depuis quelques années. La catastrophe sarkozyste est en marche et ce n'est à ce jour que pauvreté, pauvreté intellectuelle et pauvreté démocratique.
"Ô rage, Ô désespoir, Ô Sarkozy ennemi". Est-il normal qu'un président de la république devienne ainsi ? En temps normal non, mais le président qui a décoré Bernadette Chirac et Bernard Gauducheau est-il vraiment sérieux ?
Fabian ESTELLANO