Contribution de Georges, militant de la section de Vanves, le 29/12/07. Cette contribution n'engage que son auteur
Bonne question dans un dessin de page 2 du Monde, le
quotidien non officiel de notre Berlusconi invisible qui vient, une fois de
plus, de rappeler par agence de voyages interposée qui est le patron et qui est
l’employé, l’acteur chargé du cinéma « élyséen ».
Le capitalisme,
c’est la répartition de la propriété des biens de production (eh oui, c’est
d’abord à la production que s’intéresse le capitalisme, pas à la consommation
et aux richesses stériles) entre plusieurs personnes groupées en société.
L’opposé, c’est donc le féodalisme et la propriété de tout ou du plus possible
par un seul. C’est l’oligarchie, la nomenklatura, la dictature soi-disant
« du prolétariat », les bandes et maffias. Voila ce qu’est
l’anticapitalisme.
Ah, et les monopoles ? les monopoles, les
multinationales, sont d’une façon évidente du côté de l’anticapitalisme. Elles
remettent en cause ses bases structurelles… Prétendre que lutter contre les
multinationales et les monopoles est lutter contre le capitalisme est un
contresens total.
Seul un retour au capitalisme réel, l’organisation
contractuelle, structurée et coordonnée, démocratique au sens précis du mot, de
la production et de la distribution, peut éviter cette féodalisation
esclavagiste que prépare l’« anticapitalisme »…